Toutes les données financières des mines! - Goldmines Datas in a Glance!

Sites Amis: Argentum Aurum - Denissto - Gas Gold - Tradosaure

mercredi 19 août 2009

Actions minières et S&P500: Il faut être raisonnable !


Publié sur le site le 11 mars 2008

Nous sommes dans un sévère marché baissier depuis quelques mois. J’en veux pour preuve qu’à ce jour le CAC et le nasdaq sont en recul de 19% et 20% depuis le début d’année.
Dans ce contexte, il est normal que des épisodes baissiers se manifestent sur les mines d’or (hier recul substantiel de drooy et hmy)
J’ai écrit dans le passé :

Deux facteurs sont mortels pour les mines d’or :
  • une chute prononcée de l’once d’or, phénomène connu sur lequel je ne vais pas m’appesantir.
  • un bear market plutôt violent sur les marchés d’actions, le SP500 par exemple.


Tour se passe comme si, pris de panique, les opérateurs se délestaient en premier lieu de leurs actions ordinaires (non or) puis, réalisant que les mines d’or sont également des actions, les envoyaient aussi par-dessus bord, ce en dépit d’une once d’or stagnante ou en progression (cas d’école le krach de 1987). Eh oui, La bourse est avant tout question de psychologie collective.

J’ai relevé les différentes périodes durant lesquelles cet axiome (je n’hésite pas à utiliser le mot) se vérifie. Mon site les passe en revue, j’y ai écrit.

On gardera néanmoins garder à l’esprit qu’en dépit de cette corrélation inverse, les mines d’or ne résistent pas dans la plupart des cas à une chute prononcée des actions même si elle s’accompagne d’une hausse ou stagnation de l’once d’or. Ainsi parallèlement aux actions des grandes places, les mines d’or avec quelquefois un décalage ont chuté au cours du 2° semestre 1974, en 1981 et au cours du 1° semestre 1982, en octobre 1987, en juin et juillet 2002 puis au 1° trimestre 2003.


Plus récemment on peut citer le 1° semestre 2002 qui me permet d’illustrer plus précisément le phénomène décrit à l’aide de Drooy

DRDgold vs SP500

04 juin 2002: 5.88$ - 1070
29 jul 2002: 2.2$ - 775 (24 juillet en fait)
09 sep 2002: 4.7$ - 907

Début juin, le Sp500 avait chuté de l’ordre de 6% depuis le début d’année (small beer), on connaît la multiplication par près de 6 fois des cours de Drooy sur la période. Le massacre est venu en juin et juillet (remember Vivendi Universal) et a suivi sur DRD Gold. Nous avons ensuite assisté à un remarquable rebond de Drooy à l’unisson avec la petite reprise du SP500. Il s’est passé la même chose pour le CAC.

Tout cela est néanmoins cohérent avec la corrélation inverse mines d’or/SP500 ou CAC qui n’est pas de -1 mais est de -0.389 pour le fonds aurifère ASA sur un période allant de 1968 à 2003 (cf lien http://www.more.cfinance2000.com/econometry.pdf - document rédigé en anglais pour en faciliter sa diffusion) suffisamment longue donc significative en termes statistiques. Mieux encore le T ratio est de -4 avec la bourse US contre un T ratio de +12 pour l’once, facteur plus important du prix des mines.

En conclusion, on peut affirmer que les mines montent, quelquefois furieusement, quand l’once progresse et que le marché des actions enregistre une hausse ou une baisse qui doit être LIMITEE mais peut s’étaler dans le temps.

Voici une autre formulation de l’idée


En effet, on ne saurait pas trop insister sur l‘étonnante corrélation inverse du marché de l’or par rapport aux principales bourses (SP500, Nasdaq, CAC). Même si cette corrélation inverse n’est pas parfaite et se détend de temps à autre il faut se représenter une action aurifère non hedgée comme une police d’assurance.

On gardera néanmoins garder à l’esprit qu’en dépit de cette corrélation inverse, les mines d’or ne résistent pas dans la plupart des cas à une chute prononcée des actions même si elle s’accompagne d’une hausse ou stagnation de l’once d’or. Ainsi parallèlement aux actions des grandes places, les mines d’or avec quelquefois un décalage ont chuté au cours du 2° semestre 1974, en 1981 et au cours du 1° semestre 1982, en octobre 1987, en juin et juillet 2002 puis au 1° trimestre 2003.


Cordialement, Buylow.

Label Cloud