Publié sur le site en 2009?
Une question a été récemment posée sur le lien, la corrélation qui existe entre le cours de l’once et les dividendes versés par les mines d’or.
J’avais fourni la réponse suivante qu’après réflexion (cette question est absolument centrale) je souhaite étayer et illustrer :
« J’ignore cette corrélation mais la suppose positive. L’observation des marchés haussiers des mines d’or montre sans aucun doute que la hausse de l’once se traduit par une croissance des profits et des dividendes. Lors du bull run des années 70, il y avait de façon générale une multiplication par 4 à 10 des profits distribués entre 1977 et 1980/1983. C’est d’ailleurs ce qui est reconnu comme étant TRES attirant pour les mines d’or. »
On ajoutera pour le cas des sud-africaines, la croissance de l’once d’or en $ doit également s’accompagner d’une hausse du cours exprimé en rands. L’éprouvant marché baissier de mai 2002 à mai 2005 est là pour nous le rappeler.
Le bull run des années 70
Pour ce qui concerne le bull run des années 70, plus particulièrement sa 2° séquence (voir point 1), il est possible de retenir une mine d’or reconnue comme « père de famille » (on me pardonnera cette expression)à l’époque, Western Deep Levels dont la valeur suite à la hausse de l’once que l’on connaît était passée de 6.5$ en octobre 1976 à 65$ en janvier 1983 soit une multiplication par 10 HORS prise en compte des dividendes encaissés sur la période soit environ 30$.
Ainsi un « petit malin » investissant 6.5$ en octobre 1976 se retrouvait à la tête d’un montant de 65$+30$ soit un total de 95$ 6 ans après. A l’issue du versement des dividendes de 1979, il avait en cumulé retrouvé son investissement.
Y a-t-il quelque chose à rajouter. Pour visualiser le phénomène, cliquez ici.
Le bull run des années 30
En toute rigueur, il convient d’examiner cette corrélation lors de l’autre bull run historique des mines d’or, les années trente, période du grand krach durant laquelle l’once était passée de 20$ à 35$ (cf tentative de réflation de Roosevelt). Dome mines, maintenant Placer Dome, nous fournit la réponse (cliquer ici).
De début 1929 à 1938, le cours était passé de 4$ à 35$ soit une multiplication par près de 9, c’est d’ores et déjà impressionnant mais lorsque que l’on prend en compte les bénéfices distribués cela devient proprement incroyable. Un actionnaire a touché 13$ soit trois fois sa mise initiale. Hors prise en compte de la fiscalité, il lui aura fallu à peine 5 ans pour toucher autant en dividendes que son investissement initial sans prise en compte de la plus value.
Cette caractéristique très importante des mines d’or joue pour beaucoup dans le caractère hautement attirant d’un investissement dans ce secteur.
Conclusion
Mon postulat de base est que l’histoire et en particulier l’histoire boursière est un perpétuel recommencement lié probablement à des comportements de psychologie collective inhérent à la nature humaine transcendant les ages.
J’ai souvent à l’esprit les mots de Santanaya:
“Those who cannot remember the past are condemned to repeat it”. « Ceux qui ne peuvent se souvenir du passé sont condamnés à le répéter, le revivre »
Cordialement, Buylow.







