
Publié sur le site en mai 2008
Le premier graphique (cliquer ici) exprimé en valeur réel cad déflaté de la hausse des prix est d’une importance capitale. Il est indispensable que vous l’ayez souvent à l’esprit. Il y a bien sur beaucoup à dire.
Je me contenterai de souligner que :
- 1) l’or se caractérise par deux poussées au cours du 20° siècle. Une première de 1936 (arrivée du Front Populaire) jusqu’en 1948. c’est une période notable du fait de fortes poussées inflationnistes, plus particulièrement lors de l’occupation de la France par les Allemands.
- 2) La sortie de l’inflation d’après guerre en 1948-50 s’est traduite par un effondrement du cours de l’or à Paris et une énorme poussé des actions éreintées depuis 1914 soit 35 ans en dépit de quelques hausses sans lendemain. Cette coïncidence n’est pas le fruit du hasard et illustre parfaitement le phénomène de balancier entre actions et or, les économistes appellent cela la concurrence à long terme entre classes d’actif.
- 3) je ne vais pas m’appesantir sur la hausse de l’or de 1970 à 1980, c’est un phénomène connu de tous. Je constate une fois de plus après l’année charnière de 1948, qu’un plus haut sur l’or en 1980 a coïncidé avec une reprise des actions qui s’est soldée par un magnifique bull market à la bourse de Paris dont je crains qu’il se soit terminé en septembre 2000 mais l’histoire le dira
- 4) concernant l’immobilier, deux points me semblent majeurs
- c’est un actif qui a prodigieusement récompensé ses détenteurs depuis 1950, valeur réelle de 25 à maintenant, estimation à 300 soit une multiplication par plus de 10 et en valeur réelle excusez du peu
- l’examen de la valeur d’un patrimoine immobilier de 1900 à 1950 démontre de façon claire que l’immobilier est un placement comme les autres cad soumis à des amplitudes à la hausse comme à la baisse.
- De façon générale, je recommande l’achat de sa résidence afin de s’y loger ainsi que sa famille. Néanmoins au cours atteint par l’immobilier (NDLR mai 2008), l’acquisition d’une résidence principale me semble devoir être reculé dans le temps. La rentabilité d’une opération immobilière dans une optique de location me semble compromise même après prise en compte des avantages fiscaux dont une bonne partie est par ailleurs consommée par des commissions diverses.
Le graphique suivant est similaire au précédent mais il comprend des données sur les performances du marché obligataire Par marché obligataire, il faut entendre en fait contrats d’assurances vie en euros. cliquer ici
Certes ce graphe représente l’évolution de la valeur réelle (hors inflation) du nominal d’une obligation. En toute rigueur, il convient d’ajouter les performances imputables aux coupons versés et réinvestis. Je me suis livré au calcul assez fastidieux, le placement obligataire reste malgré tout bon dernier mais se rapproche de la valeur finale atteinte par l’or sans toutefois l’atteindre.
Ces épouvantables performances des placements obligataires en France au cours du 20° siècle proviennent de trois coups mortels qui ont été asséné à ce marché:
- le premier de 1914 à 1925 (chute de 75% en valeur réelle),
- le deuxième de 1936 à 1948 (chute de près de 90%)
- et enfin le troisième de 1965 à 1981 (chute de plus de 60%).
« Caveat emptor » comme le disait nos ancêtres .« Que l’acheteur se méfie »
Cordialement, Buylow.







