
NDLR au 7 juin 2009
Ce post avait initialement été publié mi 2006 soit un peu après la date de l'interview de Doug Casey.
Doug Casey a été une nouvelle fois prémonitoire. Ce type est un phénomène. Il avait effectivement prévu l’effondrement de l’immobilier US (les prix immobiliers avaient virtuellement stagné de début 2006 à mi 2007) et des actions. Il reste maintenant à venir la lente chute du marché obligataire et le rebond du marché des matières premières, effectif depuis novembre 2008. N’hésitez pas à écouter ces fichiers audio, ils sont toujours d’actualité. L’interview de James Dines, à la tête de la plus ancienne newsletter du monde financier (publiée depuis les années 60 !!), est également de grande qualité. Une transcription des réponses clefs devrait être réalisée dans les prochains jours.
J’ai constitué un fichier audio MP3 à partir d’interviews vidéo début 2006 de deux TRES grands messieurs de la Finance Internationale
Doug Casey et James Dines. Je possède tous leurs écrits sauf le dernier livre de Dines, Mass psychogogy et les relis à intervalle régulier tellement ils sont centraux.
Leur énorme avantage : ils sont dans une position où ils peuvent appeler un chat un chat, caractéristique rare dans le monde de la Finance. Tout figure dans ces interviews, les choix de support à retenir sur le moyen et long terme, l’explication de la déflation et de l’hyperinflation (cf l’analyse de Dines) etc etc
Régalez vous et méditez car il est possible que ces analyses vous sauvent de grands ennuis plus tard. En effet je perçois mal la viabilité des systèmes de retraite par répartition car ils sont incompatibles avec la déflation et la mondialisation que nous vivons. A minima l’Euro paiera…
Voici les fichiers en question (cliquer dessus) :
Doug Casey janvier 2006 part1
Doug Casey janvier 2006 part 2
James Dines interview part 1
James Dines interview part 2
Pour ceux d’entre vous ne maîtrisant pas la langue de Shakespeare vous trouverez ci-dessous un pot pourri (en vrac) des idées présentées par Doug Casey lors d’une interview début 2006, cad il ya quelques mois. Tout cela est dit avec l »humour à froid légendaire de Doug Casey. Un régal.
1) les marchés
Tout d’abord, on commence très fort :
« Bulls make money bears make money only pigs get slaughtered »
Les haussiers font de l’argent les baissiers aussi seuls les cochons sont menés à l’abattoir.
La civilisation américaine a culminé fin des années 60. Elle est engagée dans une phase de repli depuis
Le marché a été fabuleux de 1982 à 2000 (en France aussi)), D Casey pense que nous sommes engagés dans un bear market séculaire et il n’est pas du tout haussier sur les actions, l’immobilier et les obligations (l’interview a eu lieu en janvier 2006).
Les obligations constituent une triple menace pour votre patrimoine
- elles sont soumises à un risque de crédit – les taux longs ne vont pas descendre jusqu’à 0% mais il est possible qu’ils remontent au-delà de 10% , en conséquence leur valeur s’effondrera
- les obligations sont libellées dans des monnaies (us dollar, euros, yen) qui ne sont que des bouts de papier (« toilet paper » pour être précis)
- enfin les obligations sont soumises au risque de défaillance de l’emprunteur, émetteur de type état compris
Les mat 1° et l’or sont engagées dans un bull market qui a débuté en 2000/2001, les cours n’ont fait que doublé voire triplé pour certaines mat 1°, ce qui est encore raisonnable, les cours lors d’un bull market puissant progressent beaucoup plus
L’once pourrait atteindre les 2000 $ d’ici quelques années. DC ne privilégie pas les grandes mines (Newmont Barrick) mais plutôt les juniors dont il souligne l’énorme volatilité, supérieure à celle des valeurs internet. Ces valeurs restent incroyablement prometteuses car elles ont souffert d’un énorme bear market durant les années 80 et 90 (en dépit d’étonnantes phases haussières sans lendemain) et que le nombre de personnes intervenant sur la bourse a explosé depuis 20 ans, notamment grâce à l’internet.
L’immense majorité de ces cohortes de nouveaux arrivants ne connaît absolument rien à l’analyse financière et boursière et sont simplement des suiveurs de tendance, ceux sont ces personnes qui déclencheront un énorme marché haussier sur les mines d’or dont l’intensité sera plus importante encore que celui sur les valeurs internet de 99-00. Même des sociétés d’exploration sans valeur (« total garbage ») arriveront à atteindre des cours de plusieurs dizaine de dollars alors qu’elles se négocient pour 10 fois moins à l’heure actuelle avant de s’effondrer au final.
Il y a trois stages dans un marché haussier majeur et nous sommes au second. Le premier ayant débuté fin 2000 est passé, nous évoluons dans le second qui se traduit par une forte volatilité les indices montant et baissant de façon successive, les investisseurs ne s’étant pas encore « lachés » en quelque sorte. La 3° période sera une incroyable mania.
Le cours de l'uranium devrait atteindre les 100$ par livre car Il faut 10 à 15 ans pour mettre en production une nouvelle mine d’uranium. L’énergie nucléaire est la forme d’énergie la moins chère, la plus propre et la plus sécurisante. C’est la raison pour laquelle plus de 12 centrales nucléaire sont mises en route chaque année à travers le monde et cela n’est pas prêt de s’arrêter. Le charbon très utilisé actuellement est une catastrophe écologique.
2) Situation internationale
La guerre en Irak est une catastrophe. D Casey a des mots très durs envers Bush et son équipe.
Ce post avait initialement été publié mi 2006 soit un peu après la date de l'interview de Doug Casey.
Doug Casey a été une nouvelle fois prémonitoire. Ce type est un phénomène. Il avait effectivement prévu l’effondrement de l’immobilier US (les prix immobiliers avaient virtuellement stagné de début 2006 à mi 2007) et des actions. Il reste maintenant à venir la lente chute du marché obligataire et le rebond du marché des matières premières, effectif depuis novembre 2008. N’hésitez pas à écouter ces fichiers audio, ils sont toujours d’actualité. L’interview de James Dines, à la tête de la plus ancienne newsletter du monde financier (publiée depuis les années 60 !!), est également de grande qualité. Une transcription des réponses clefs devrait être réalisée dans les prochains jours.
J’ai constitué un fichier audio MP3 à partir d’interviews vidéo début 2006 de deux TRES grands messieurs de la Finance Internationale
Doug Casey et James Dines. Je possède tous leurs écrits sauf le dernier livre de Dines, Mass psychogogy et les relis à intervalle régulier tellement ils sont centraux.
Leur énorme avantage : ils sont dans une position où ils peuvent appeler un chat un chat, caractéristique rare dans le monde de la Finance. Tout figure dans ces interviews, les choix de support à retenir sur le moyen et long terme, l’explication de la déflation et de l’hyperinflation (cf l’analyse de Dines) etc etc
Régalez vous et méditez car il est possible que ces analyses vous sauvent de grands ennuis plus tard. En effet je perçois mal la viabilité des systèmes de retraite par répartition car ils sont incompatibles avec la déflation et la mondialisation que nous vivons. A minima l’Euro paiera…
Voici les fichiers en question (cliquer dessus) :
Doug Casey janvier 2006 part1
Doug Casey janvier 2006 part 2
James Dines interview part 1
James Dines interview part 2
Pour ceux d’entre vous ne maîtrisant pas la langue de Shakespeare vous trouverez ci-dessous un pot pourri (en vrac) des idées présentées par Doug Casey lors d’une interview début 2006, cad il ya quelques mois. Tout cela est dit avec l »humour à froid légendaire de Doug Casey. Un régal.
1) les marchés
Tout d’abord, on commence très fort :
« Bulls make money bears make money only pigs get slaughtered »
Les haussiers font de l’argent les baissiers aussi seuls les cochons sont menés à l’abattoir.
La civilisation américaine a culminé fin des années 60. Elle est engagée dans une phase de repli depuis
Le marché a été fabuleux de 1982 à 2000 (en France aussi)), D Casey pense que nous sommes engagés dans un bear market séculaire et il n’est pas du tout haussier sur les actions, l’immobilier et les obligations (l’interview a eu lieu en janvier 2006).
Les obligations constituent une triple menace pour votre patrimoine
- elles sont soumises à un risque de crédit – les taux longs ne vont pas descendre jusqu’à 0% mais il est possible qu’ils remontent au-delà de 10% , en conséquence leur valeur s’effondrera
- les obligations sont libellées dans des monnaies (us dollar, euros, yen) qui ne sont que des bouts de papier (« toilet paper » pour être précis)
- enfin les obligations sont soumises au risque de défaillance de l’emprunteur, émetteur de type état compris
Les mat 1° et l’or sont engagées dans un bull market qui a débuté en 2000/2001, les cours n’ont fait que doublé voire triplé pour certaines mat 1°, ce qui est encore raisonnable, les cours lors d’un bull market puissant progressent beaucoup plus
L’once pourrait atteindre les 2000 $ d’ici quelques années. DC ne privilégie pas les grandes mines (Newmont Barrick) mais plutôt les juniors dont il souligne l’énorme volatilité, supérieure à celle des valeurs internet. Ces valeurs restent incroyablement prometteuses car elles ont souffert d’un énorme bear market durant les années 80 et 90 (en dépit d’étonnantes phases haussières sans lendemain) et que le nombre de personnes intervenant sur la bourse a explosé depuis 20 ans, notamment grâce à l’internet.
L’immense majorité de ces cohortes de nouveaux arrivants ne connaît absolument rien à l’analyse financière et boursière et sont simplement des suiveurs de tendance, ceux sont ces personnes qui déclencheront un énorme marché haussier sur les mines d’or dont l’intensité sera plus importante encore que celui sur les valeurs internet de 99-00. Même des sociétés d’exploration sans valeur (« total garbage ») arriveront à atteindre des cours de plusieurs dizaine de dollars alors qu’elles se négocient pour 10 fois moins à l’heure actuelle avant de s’effondrer au final.
Il y a trois stages dans un marché haussier majeur et nous sommes au second. Le premier ayant débuté fin 2000 est passé, nous évoluons dans le second qui se traduit par une forte volatilité les indices montant et baissant de façon successive, les investisseurs ne s’étant pas encore « lachés » en quelque sorte. La 3° période sera une incroyable mania.
Le cours de l'uranium devrait atteindre les 100$ par livre car Il faut 10 à 15 ans pour mettre en production une nouvelle mine d’uranium. L’énergie nucléaire est la forme d’énergie la moins chère, la plus propre et la plus sécurisante. C’est la raison pour laquelle plus de 12 centrales nucléaire sont mises en route chaque année à travers le monde et cela n’est pas prêt de s’arrêter. Le charbon très utilisé actuellement est une catastrophe écologique.
2) Situation internationale
La guerre en Irak est une catastrophe. D Casey a des mots très durs envers Bush et son équipe.
Le cours du pétrole va continuer de s’apprécier principalement à cause de la croissance chinoise et indienne. En outre les gisements faciles d’accès sont presque à sec. Enfin il existe aussi un risque politique, la tension avec l’Iran : des pétroliers coulés par les Iraniens dans le détroit d’Ormuz pourraient propulser le pétrole à plus de 200 $ le baril.
Doug Casey a récemment visité la Syrie, Il s’agit d'un pays agréable, peuplé de gens tranquilles et accueillants. A mille lieux de l’image colportée par les journalistes dont beaucoup entretiennent une forme d’hystérie collective afin de s’attirer les faveurs d’hommes politiques.
D Casey s’inquiète de la montée en force des néo républicains aux USA.
Il a eu l’occasion de lire un essai de Greenspan publié en 1968 militant pour un rattachement de la monnaie à l’or. Depuis Greenspan nommé à la Federal Reserve a été totalement corrompu par le système. Il a été à l’origine de la plus stupéfiante croissance monétaire de l’histoire de l’humanité. Le monde entier le considère comme un génie alors qu’il a été simplement chanceux d’être présent au moment où les taux longs ont connu une énorme phase de baisse entraînant l’appréciation des actions et des obligations que nous connaissons .
D Casey a un avis mitigé sur Bernanke dont il souligne néanmoins l’humour : en cas de déflation de l’économie, Bernanke s’est engagé à jeter des billets de 100 $ d’un hélicoptère. Nul doute qu’une initiative du même ordre mais moins voyante serait prise en cas de graves prob économiques que DC nous promet lors des prochaines années.
3) Le dollar et l'immobilier
Des trillions de dollars sont détenus par des non américains (Chinois, Japonais, Russes, Arabes, Européens etc). On notera qu’il y a plus de billets de 100$ en circulation en Russie qu’aux USA.
A la fin des années soixante, il était possible d’échanger auprès du gouvernement ces dollars contre de l’or. Les USA ne fabrique plus grand-chose à l’heure actuelle et donc n’ont pas grand-chose à offrir en contrepartie de ces dollars détenus à l’extérieur du pays. D Casey doute que les Chinois se déplacent aux USA pour y consommer des hamburgers avec les $ qu’ils détiennent en réserves dans l’hypothèse où ils voudraient s’en dessaisir.
L’or devrait être un investissement de choix pour les banques centrales (asiatiques notamment) à la recherche d’une diversification hors du $, les autres monnaies ne constituent pas une alternative sérieuse car comme le $ elles sont entachées de dettes présentes et futures (cas de l’euro par exemple – autre forme de « toilet paper »).
Lorsque les opérateurs (particuliers, institutions et entreprises du monde entier) réaliseront qu’il n’y a rien en contrepartie du $ alors nous assisterons à des ventes désordonnées qui propulseront l’inflation et les taux d’intérêt à des niveaux comparables à ceux du début de la décennie 80.
Les marchés obligataires et immobiliers ne s’en relèveront pas mais les actions en tant que support d’actifs réels infine pourront tirer leur épingle du jeu à un moment donné.
La sensibilité de l’immobilier aux taux d’intérêt est exacerbée par la fait que la quasi totalité des prêts immobiliers aux USA sont faits à taux variable et non fixe d’où une augmentation drastique des échéances en cas de remontée des taux, phénomène aggravé par la lourdeur des taxes foncières aux Etats-Unis (en moyenne 1% de la valeur d’une propriété à verser au FISC tous les ans).
D Casey se positionne sur l’immobilier quand les prix sont bas comme c’était le cas en nouvelle Zélande en 2000.
Depuis ce marché a explosé et la monnaie néo zélandaise s’est largement appréciée par rapport au dollar. Il pense que le marché immobilier argentin est à des cours d’achat. Les anciens gouvernements argentins ont été tellement corrompus et ineptes dans leur politique économique qu’ils sont arrivés à détruire totalement le marché obligataire argentin. Toute transaction sur une propriété en Argentine se fait donc en cash (paiement comptant), ce qui explique les prix immobiliers insignifiants.
Conclusion : Ouch ça décoiffe mais les concepts exposés dans cet interview sont diablement importants
Doug Casey a récemment visité la Syrie, Il s’agit d'un pays agréable, peuplé de gens tranquilles et accueillants. A mille lieux de l’image colportée par les journalistes dont beaucoup entretiennent une forme d’hystérie collective afin de s’attirer les faveurs d’hommes politiques.
D Casey s’inquiète de la montée en force des néo républicains aux USA.
Il a eu l’occasion de lire un essai de Greenspan publié en 1968 militant pour un rattachement de la monnaie à l’or. Depuis Greenspan nommé à la Federal Reserve a été totalement corrompu par le système. Il a été à l’origine de la plus stupéfiante croissance monétaire de l’histoire de l’humanité. Le monde entier le considère comme un génie alors qu’il a été simplement chanceux d’être présent au moment où les taux longs ont connu une énorme phase de baisse entraînant l’appréciation des actions et des obligations que nous connaissons .
D Casey a un avis mitigé sur Bernanke dont il souligne néanmoins l’humour : en cas de déflation de l’économie, Bernanke s’est engagé à jeter des billets de 100 $ d’un hélicoptère. Nul doute qu’une initiative du même ordre mais moins voyante serait prise en cas de graves prob économiques que DC nous promet lors des prochaines années.
3) Le dollar et l'immobilier
Des trillions de dollars sont détenus par des non américains (Chinois, Japonais, Russes, Arabes, Européens etc). On notera qu’il y a plus de billets de 100$ en circulation en Russie qu’aux USA.
A la fin des années soixante, il était possible d’échanger auprès du gouvernement ces dollars contre de l’or. Les USA ne fabrique plus grand-chose à l’heure actuelle et donc n’ont pas grand-chose à offrir en contrepartie de ces dollars détenus à l’extérieur du pays. D Casey doute que les Chinois se déplacent aux USA pour y consommer des hamburgers avec les $ qu’ils détiennent en réserves dans l’hypothèse où ils voudraient s’en dessaisir.
L’or devrait être un investissement de choix pour les banques centrales (asiatiques notamment) à la recherche d’une diversification hors du $, les autres monnaies ne constituent pas une alternative sérieuse car comme le $ elles sont entachées de dettes présentes et futures (cas de l’euro par exemple – autre forme de « toilet paper »).
Lorsque les opérateurs (particuliers, institutions et entreprises du monde entier) réaliseront qu’il n’y a rien en contrepartie du $ alors nous assisterons à des ventes désordonnées qui propulseront l’inflation et les taux d’intérêt à des niveaux comparables à ceux du début de la décennie 80.
Les marchés obligataires et immobiliers ne s’en relèveront pas mais les actions en tant que support d’actifs réels infine pourront tirer leur épingle du jeu à un moment donné.
La sensibilité de l’immobilier aux taux d’intérêt est exacerbée par la fait que la quasi totalité des prêts immobiliers aux USA sont faits à taux variable et non fixe d’où une augmentation drastique des échéances en cas de remontée des taux, phénomène aggravé par la lourdeur des taxes foncières aux Etats-Unis (en moyenne 1% de la valeur d’une propriété à verser au FISC tous les ans).
D Casey se positionne sur l’immobilier quand les prix sont bas comme c’était le cas en nouvelle Zélande en 2000.
Depuis ce marché a explosé et la monnaie néo zélandaise s’est largement appréciée par rapport au dollar. Il pense que le marché immobilier argentin est à des cours d’achat. Les anciens gouvernements argentins ont été tellement corrompus et ineptes dans leur politique économique qu’ils sont arrivés à détruire totalement le marché obligataire argentin. Toute transaction sur une propriété en Argentine se fait donc en cash (paiement comptant), ce qui explique les prix immobiliers insignifiants.
Conclusion : Ouch ça décoiffe mais les concepts exposés dans cet interview sont diablement importants







